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18.06.2007

Kundera (à vos souhaits)

Autant le dire tout de suite: j'aime lire(ce qui équivaut quasi à une honte de nos jours, ou alors juste lire le livre duquel a été tiré le futur navet hollywoodien: Comment ont ils pu profaner "Le parfum"???, merde à la fin!)

Marrant quand meme comme le mot lecture a pris une connotation péjorative au fur et à mesure. Tout de suite, quand on évoque la lecture, on s'imagine du Zola, du Balzac, une pauv' nana qui n'a rien de mieux à faire de ses journées. Mais pourquoi donc les amis?? Je vous l'accorde, ce n'est pas un passe temps qu'on peut pratiquer à plusieurs, mais bon, meme la personne la plus sociable au monde se retrouve seule a ses heures perdues, non??

Bref, toujours est il que j'ai mes auteurs chéris, qui se compte sur les doigts d'une main: Alice Ferney et Nancy Huston en sont deux.

Le dernier a été la révélation, le coup de poing dans le bide, l'amour de mes 7dernieres années(apard petit chéri bien sur): Le Génial Kundera.

Milan de son petit prénom, est un pur Dieu de l'écriture. Bon, je vous dit pas non plus que j'ai tout aimé de lui(les testaments trahis nottament ne m'a pas emballé), mais globalement, son oeuvre est un chef d'oeuvre(pour moi, parce que je me doute bien que mon opinion n'est pas toujours partagée)

Il faut savoir que l'homme a grandi en République Théque au moment de la séparation du rideau de fer, et qu'il a été exclu du parti communiste. C'est donc des themes assez prépondérants dans ses oeuvres, ainsi que les relations hommes-femmes. Pas "l'amour" a proprement parler, pas des crucheries cucul, ou alors sous un angle froid, analytique, le sexe d'un coté, le pourquoi de la relation d'un autre.

Mes préférés sont ceux de pratiquement tout le monde je crois

  • l'insoutenable légereté de l'etre
  • La plaisanterie
  • Risibles amours


Je vous met illico l'eau à la bouche avec un extrait de l'insoutenable légereté de l'etre:

"L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. (...)
Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne, car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même. C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau.
(...) einmal ist keinmal, une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout. "
(L’Insoutenable légèreté de l’être)



Et puis un petit de "la plaisanterie", pour la route:

"Oui, j'y voyais clair soudain : la plupart des gens s'adonnent au mirage d'une double croyance : ils croient à la pérennité de la mémoire (des hommes, des choses, des actes, des nations) et à la possibilité de réparer (des actes, des erreurs, des péchés, des torts). L'une est aussi fausse que l'autre. La vérité se situe juste à l'opposé : tout sera oublié et rien ne sera réparé. Le rôle de la réparation (et par la vengeance et par le pardon) sera tenu par l'oubli. Personne ne réparera les torts commis, mais tous les torts seront oubliés."
(La plaisanterie)

 

Little Eva - The Locomotion
 podcast

De la musique un peu plus gaite pour finir ce post (désolé j'avais prévu quelque chose de plus long et de plus drole sur mon instinct anti-girly, mais la je suis prise par le temps)

Commentaires

Pour moi aussi Kundéra a été une révélation, mais après cinq livres je me suis lassée un petit peu, toujours les mêmes personnes, le maris infidèle mais fou amoureux de sa femme, la femme dont les angoisses ressortent la nuit, la ville d'Eaux. Bref.. voilà.. mais oui j'ai adoré tout de même au début. Ma révélation de cette année, c'est Marguerite Duras!

Ecrit par : Agua fria | 20.06.2007

Je te l'accorde, il faut pas les lire d'un coup, meme deux à la suite c'est déja trop...
Mais quand meme: quelle plume!!

Ecrit par : Alice | 20.06.2007

Quand tu dis "quand on évoque la lecture, on s'imagine du Zola, du Balzac, une pauv' nana qui n'a rien de mieux à faire de ses journées", je me sens un rien vexée...
car moi aussi j'aime lire, j'adoore même! mais justement, j'adore lire Zola et Balsac!!! les autres aussi, bien que je connaisse mal Kundera, m'enfin, de là à dire que les auteurs classiques sont rébarbatifs, n'exagérons rien! je conseille simplement de les relire!

Ecrit par : dans la brume | 20.06.2007

Bon, j'avoue, je me suis mal exprimée... ce que je voulais dire, c'est que pour la majorité des gens, la lecture a plutot une connotation proche des textes rébarbatifs qu'on nous forcait à lire au college, et que ca fait tout de suite trés geek de lire. Alors que pour moi c'est tout l'inverse.
Pour preuve de ma bonne foi: je me suis relu la peau de chagrin il n'y pas deux semaines, alors bon!! :)

Ecrit par : Alice | 20.06.2007

Et je ne voulais pas dire que Zola et Balzac sont rébarbatifs, mais que du fait qu'on nous forcait à les lire étant ados, beaucoup de personnes en garde un mauvais souvenir.

Ecrit par : Alice | 20.06.2007

j'abdique! c'est vrai! j'avais été forcé de lire justement "la peau de chagrin" quand j'étais ado et j'avais zappé toute la partie qui me passionne aujourd'hui: l'étude amoureuse! je n'avais lu que les passages fantastiques! c'est pour ca que je dis qu'il faut les relire! ca peut faire naitre des passions littéraires que l'on n'attendait plus...

Ecrit par : dans la brume | 21.06.2007

kundera c est levy en mieux pale imitalion de zola
masturbation intellectuelle

Ecrit par : celo | 12.08.2008

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